ALGERIE « Espace associations »
   
 
  fiche03
Rencontre associative sur « Le rôle du mouvement associatif dans
le développement social »
10.02.2009
« Le rôle du mouvement associatif dans
le développement social »
Oran, SDH, 04 et 05 février 2009
Compte rendu
L’association pour la culture et le développement communautaire a organisé en collaboration avec les associations Santé Sidi el Houari et Solidaridad Internacional, une rencontre,  sur « le rôle du mouvement associatif dans le développement social » au siège de SDH à Oran le 04 et 05 février 2009. Une cinquantaine d’acteurs associatifs ont pris part à la rencontre.
 Objectif : faire un état des lieux du rôle du mouvement associatif dans le travail social pour dégager des perspectives d’avenir et lancer une réflexion sur l’élaboration d’une plate forme associative algérienne et  en définir les missions les objectifs et les mécanismes
La première journée a été consacrée à la présentation de trois communications.
La première, présentée par professeur Houria Chafai Salhi qui a abordé le débat autour de la révision de la loi sur les associations et la problématique de l’enfance en Algérie, prise en charge par son association : l’ARPEIJ.
La deuxième communication est de Kamel Briksi président de SDH, il a présenté son association et ses projets
La troisième conférence a été  présentée par Atika El Mameri présidente de la fédération des associations des handicapés moteurs. La conférencière s’est intéressée à  la représentation, la place et le rôle des associations dans les dynamiques sociales. Les débats qui ont suivi ont porté, notamment sur la situation du mouvement associatif, ses relations avec les pouvoirs publics, sa place dans son environnement et  la loi régissant le mouvement.
Dans l’après midi les participants ont poursuivi leurs travaux en 3 ateliers :
  • constat et diagnostic du mouvement associatif
  • rôle et perspective du mouvement
  • la plate forme inter associative  
Les débats dans les ateliers ont été pertinents, profitable et fructueux.
Les acteurs associatifs du premier atelier ont souligné l’inexpérience du mouvement associatif et son manque de tradition dans le militantisme, une réalité rendu plus difficile encore par une situation économique morose.
Le mouvement constate-t-on est fragilisé par un manque d’expérience sur le terrain. Il a également été relevé les difficultés de bien  structurer les projets associatifs et par la même leurs objectifs ce qui rend la prise en charge des populations auxquelles ils s’adressent laborieuse.
Autre point relevé dans cet atelier le manque de lien entre les associations ce  qui participe de la fragilisation du mouvement. Les discutions ont aussi porté sur le fonctionnement à l’intérieur des associations et la nécessité de renforcer les valeurs de la démocratie participative. Le manque de professionnalisme a été aussi longuement abordé ce qui souligne-t-on nuit au devenir des associations. Les relations entre pouvoir publics et le mouvement, une autre question qui a aussi suscité débat, il a été  noté le manque d’implication et de partenariat avec les pouvoirs publics.
Le dernier point concerne les financements, il a été relevé le risque d’instrumentalisation des associations par les bailleurs de fonds
Dans le deuxième atelier consacré au rôle et aux perspectives du mouvement, les participants ont estimé que les associations activant dans le travail social apportent aux populations auxquelles ils s’adressent  une aide morale et matérielle. Les acteurs associatifs ont relevé que, dans l’état actuel des choses les associations comblent un  vide laisser par  l’état. Autre rôle que joue le mouvement associatif et souligné dans cette atelier est la promotion de l’exercice de la citoyenneté.
Pour ce qui est des Perspectives, l’atelier recommande l’échange d’expériences entre générations, il incite à un  travail en réseau (plateforme, forum…) dans le traitement des questions primordiales. Il encourage à établir le relais entre les citoyens les représentants de la société civile, et des  pouvoirs publics. Ainsi que le rétablissement du  dialogue entre les associations et  les pouvoirs publics. Les participant à cet atelier prônent l’intégration dans une stratégie de progrès et de  développement local afin d’affecter le plan global. L’atelier incite les associations à travailler davantage à promouvoir la culture de la citoyenneté chez les jeunes et moins jeunes. Il recommande de renforcer les  acquis et les réalisations des associations.  Propose que les associations incarnent le changement qu’elles voudraient voir se réaliser dans la société. Et devenir un contre pouvoir. Il est nécessaire estiment les participants à ce deuxième atelier de décentraliser les actions dans les zones enclavées. L’atelier préconise la promotion de la plaidoirie afin de mobiliser les acteurs. Il incite à renforcer la légitimité, et la crédibilité de l’action associative auprès de l’opinion publique et des pouvoirs publics. Et enfin les acteurs associatifs participants à l’atelier recommandent de replacer l’élément humain au centre des stratégies de développement.
Dans le troisième atelier les débats ont d’abord porté sur l’appellation : plateforme ou réseau ? Les participants se sont posé la question : Est-ce le moment d’aller vers une plateforme ? Et pourquoi ? Ils sont tombés d’accord sur la définition à donner à cette structure : processus qui permet à plusieurs organismes d’atteindre un objectif défini. Il a été noté que le  besoin de se mettre ensemble pour un progrès humain se faisait  sentir. Pour affirmer un droit à la citoyenneté, un droit a la reconnaissance, et tout simplement un droit humain. Les participants à cet atelier ont procédé à l’élagage d’une fiche projet d’une plateforme, avec sa mission et ses  valeurs communes qui sont la  confiance, la  transparence, la  communication, la crédibilité l’efficacité …
L’Objectif général, étant l’affirmation des droits humains et des droits à la citoyenneté.
L’Objectif spécifique serait de défendre et de promouvoir le  droit des associations quand à  leur création, leur statut d’utilité public, le renforcement de leur statut juridique  et l’affirmation des droits des citoyens. Cette plate forme serait un espace de ressourcement et un véritable cadre d’expression. Elle permettra la solidarité inter associative  et le développement des synergies.
Porteuse de valeurs, cette plate forme garantira la  transparence, la  tolérance, et le développement de chaque association membre, tout en œuvrant à assurer son autonomie et l’autonomie de ses membres.
Elle aura pour Mission: le  partage d’expériences et d’échanges de bonnes pratiques entre ses membres. Elle se veut   une force de proposition, et un  interlocuteur fort et organisé pour plus d’efficacité. Elle garantira un soutien au renforcement des associations, et assurera la promotion de la solidarité inter associative, ainsi que la  protection mutuelle.
Concrètement, il a été proposé une création progressive et progressiste de cette plate forme suivant un processus de compréhension et de participation.
Son fonctionnement sera démocratique (égal à égal) grâce à  la mise en place d’une communication efficace, garantie par une structure technique compétente et une évaluation et un feedback constant.
Son financement : la plateforme sera garent des moyens financiers et recherchera les financements à l’extérieur via des bailleurs.
L’atelier a proposé  l’élaboration d’un projet de constitution d’une plateforme.
Au deuxième jour les acteurs associatifs présents à la rencontre ont débattu  les résultats des travaux d’ateliers et sont sorti avec les conclusions suivantes :
  1. le mouvement associatif est fragil et a besoin d’être renforcé par la formation et l’échange
  2. les associations doivent définir leur projet associatif, se professionnaliser et avoir leur stratégie de communication
  3. le mouvement a besoin d’échanges interactifs et de renforcer la solidarité
  4. la nécessité d’élaborer ensemble un plaidoyer porteur de valeurs communes
  5. il faut opter pour une démarche participative et progressive 
Les travaux ont été sanctionnés par les recommandations suivantes :
    • élaboration et définition des actes de la rencontre
    • maintenir le lien dans la perspective de la prochaine rencontre
    • constitution d’un comité pour l’élaboration du projet de la plate forme      (ACDC, ARPEIJ, FAHM, AAPF, AADM, AEL, ANISS, NOUR Beni Haroun, Intissar, LPSJE. ainsi que les personnes ressources : Mme Pages, Dr Fares)
Il est a noté que cette rencontre  entre dans le cadre du projet Ranahna.dz, portail des associations algériennes soutenue par la délégation de l’UE en Algérie, l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement et le service de coopération et action culturelle français.

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